Escaliers
Commerce en sous-sol ou à l'étage, quelles solutions d'accessibilité PMR ?

Un commerce installé en sous-sol ou à l'étage d'un bâtiment pose des questions spécifiques en matière d'accessibilité. L'espace disponible et la structure du bâti limitent parfois les solutions envisageables, ce qui rend le diagnostic sur place indispensable pour identifier ce qui peut réellement être fait, sans se contenter d'hypothèses génériques.
Les configurations les plus contraintes
Certains commerces occupent un niveau qui n'est pas de plain-pied avec la rue, un sous-sol accessible par un escalier étroit, ou un étage desservi uniquement par des marches, parfois dans des bâtiments anciens où la structure porteuse limite les possibilités de transformation. Ces configurations limitent les possibilités d'aménagement, notamment lorsque l'espace ne permet pas d'installer une rampe conforme à la pente réglementaire. Dans ce type de local, la réflexion porte souvent sur la sécurisation du cheminement existant plutôt que sur son remplacement complet, ce qui reste une réponse pertinente quand la configuration du bâtiment ne laisse pas d'autre choix.
Escalier sécurisé quand la rampe n'est pas possible
Lorsqu'une rampe d'accès n'est pas envisageable faute d'espace, la mise en conformité de l'escalier et de sa main courante devient le point central des travaux. La main courante doit se situer à une hauteur comprise entre 0,80 et 1,00 m de hauteur, mesurée depuis le nez de marche, et se prolonger horizontalement de la longueur d'un giron au-delà de la première et de la dernière marche de chaque volée (arrêté du 8 décembre 2014, établissements existants, article 7). Une seule main courante, posée côté mur extérieur, peut suffire si la pose d'une seconde réduisait le passage à moins d'1 m, ce qui est fréquent dans les escaliers étroits de sous-sol.
Quand la rampe n'est pas possible, la main courante et son prolongement deviennent le point de vigilance principal.
Le rôle du diagnostic dans ces cas
Pour un commerce en sous-sol ou à l'étage, le diagnostic sur place prend une importance particulière, car chaque solution dépend étroitement de la structure du bâtiment et de l'espace réellement disponible. Nous observons la configuration réelle de l'escalier, la largeur des paliers, l'implantation du point d'accueil et les contraintes techniques du bâti pour proposer des aménagements adaptés à votre local, sans promettre une solution standard qui ne correspondrait pas aux lieux. Ce travail d'observation permet aussi d'identifier les cas où un aménagement complémentaire, comme une signalétique renforcée en haut de l'escalier, apporte une réponse utile en complément de la main courante.
Faire le point sur votre commerce
Si votre commerce se situe en sous-sol ou à l'étage, chaque détail du bâti compte pour déterminer les travaux possibles et leur faisabilité technique. Contactez-nous pour un diagnostic gratuit et sans engagement, nous venons observer votre local avant toute proposition de travaux et vous transmettons ensuite un devis détaillé.
Escalier accessible, vu de profil
Trois repères que nous posons ou reprenons sur un escalier de commerce : la main courante, l'alerte au sol en haut des marches, les nez contrastés.
- 1Main courante entre 0,80 et 1,00 m au-dessus du nez de marche
- 2Prolongement horizontal d'un giron au-delà de la première et de la dernière marche
- 3Bande d'éveil de vigilance à 0,50 m de la première marche (en haut de l'escalier)
- 4Nez de marche contrastés sur au moins 3 cm, non glissants
Une main courante de chaque côté ; en bâti existant, une seule suffit si la seconde réduisait le passage sous 1 m. Bande d'éveil réductible à un giron si la place manque. Dessin schématique.
Source : Arrêté du 8 décembre 2014, ERP situés dans un cadre bâti existant, Légifrance, article 7.


