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Comptoir caisse et norme handicapé, adapter le poste d'encaissement

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Comptoir caisse et norme handicapé, adapter le poste d'encaissement

Le poste d'encaissement est le seul endroit du commerce où chaque client finit par passer. Un rayon mal agencé se contourne, une caisse perchée trop haut ne se contourne pas : c'est là que se signe le ticket, que se compose le code de carte, que se tend le sac. Quand nous intervenons sur un comptoir caisse, nous le traitons donc comme un petit chantier à part entière, avec ses réseaux, son matériel et ses contraintes d'exploitation.

Ce que la caisse demande de plus qu'un simple comptoir

Un comptoir d'accueil sert surtout à échanger et à remettre un document. Un comptoir caisse concentre en plus du matériel branché : terminal de paiement, écran client, imprimante de tickets, tiroir-caisse, parfois une balance ou un lecteur de codes. Chacun de ces éléments dépend de câbles, de prises et d'une connexion réseau, souvent passés dans le meuble au fil des années sans plan ni repérage. Abaisser une portion du plan sans repenser ce câblage, c'est risquer un terminal qui ne se recharge plus ou un écran tourné vers le vendeur au lieu du client.

La caisse est aussi le point où l'échange est le plus rapide. Le client assis doit pouvoir lire le montant, saisir son code à l'abri des regards, récupérer sa monnaie et son ticket, sans que le vendeur ait à contourner le comptoir à chaque passage. C'est cette fluidité que nous cherchons à rétablir, bien plus qu'une cote isolée.

Comptoir caisse et norme handicapé : les repères qui s'appliquent

Sur un comptoir caisse bien repris, le client assis trouve face à lui une portion de plan abaissée, dégagée en dessous pour ses genoux, avec le terminal de paiement à portée de main et l'écran client lisible sans se tordre. Le reste du meuble garde sa hauteur de travail pour le personnel debout.

Comptoir caisse et norme handicapé : les repères qui s'appliquent

Pour un commerce déjà construit, le texte de référence est l'arrêté du 8 décembre 2014 relatif aux établissements existants. Son article 5 exige un accueil praticable aussi bien par un client debout que par un client assis, et que la partie prévue pour écrire ou utiliser un clavier ait une hauteur maximale de 0,80 mètre, avec un vide en dessous d'au moins 0,30 mètre de profondeur, 0,60 mètre de largeur et 0,70 mètre de hauteur. La saisie d'un code sur un terminal relève clairement de cet usage. Le même article prévoit une exception : si le point d'accueil se trouve à un étage que ni ascenseur ni élévateur ne dessert, le vide en partie basse n'est pas exigé.

Ces valeurs portent sur la zone d'usage, pas sur tout le comptoir. C'est une bonne nouvelle pour la plupart des commerçants : il est presque toujours inutile de refaire l'ensemble du meuble pour y répondre. Le détail des cotes est développé dans notre article sur la hauteur d'un comptoir d'accueil PMR.

Terminal, écran et tiroir : l'ordre dans lequel nous travaillons

Nous commençons toujours par le matériel, avant le bois. Un relevé de chaque appareil, de sa connectique et de son alimentation permet de décider ce qui reste en place et ce qui migre vers la partie basse.

Le terminal de paiement est le premier concerné. Selon le modèle, nous posons un support orientable ou un bras articulé fixé au plan, qui permet de le présenter au client assis comme au client debout. Pour un terminal sans fil, un socle de recharge encastré dans la partie basse suffit souvent.

L'écran client vient ensuite. Il doit rester lisible depuis une position assise, ce qui suppose parfois de l'abaisser ou de l'incliner, et de vérifier qu'aucune vitrine ne crée de reflet à cet angle. Le contre-jour est un défaut fréquent dans les boutiques à grande vitrine : le visage du vendeur devient illisible pour un client qui s'appuie sur la lecture labiale.

Le tiroir-caisse et l'imprimante restent en général côté vendeur. Leur déplacement n'est utile que s'ils occupent le volume sous la future partie basse, ce qui arrive souvent sur les comptoirs d'origine où chaque centimètre sous le plan a été transformé en rangement.

Le bois arrive en dernier : découpe du plan, création du retrait, habillage des chants, reprise du piétement. Nous préparons ces pièces en atelier quand c'est possible, pour réduire le temps passé en boutique. Dans un salon où l'accueil et la caisse partagent le même meuble, la logique est identique, comme le montre notre article sur le salon de coiffure accessible.

Garder la caisse ouverte pendant le chantier

Un commerce ne peut pas fermer sa caisse plusieurs jours. Nous organisons donc l'intervention pour que l'encaissement reste possible, soit sur un poste provisoire installé à côté, soit en travaillant sur la moitié du comptoir pendant que l'autre reste en service. Les coupures de courant et de réseau sont regroupées et annoncées à l'avance, et la remise en service du matériel est testée avec vous avant notre départ : un paiement par carte, une impression de ticket, une ouverture de tiroir.

Quand la configuration s'y prête, une partie du travail se fait en dehors des heures d'ouverture. Ce choix a une incidence sur le chiffrage, que vous retrouverez dans nos repères de prix, et il se décide avec vous au moment du devis.

Comptoir d'accueil PMR, vu en coupe

La partie du comptoir réservée aux personnes en fauteuil : un plan bas et un vide dessous pour approcher les genoux.

  • 1Hauteur du plan : 0,80 m au plus
  • 2Hauteur du vide sous le plan : 0,70 m au moins
  • 3Profondeur du vide : 0,30 m au moins

Vu de face, le vide mesure aussi 0,60 m de large au moins. Régime des établissements existants ; des atténuations sur le vide existent pour un accueil situé à un étage non desservi par ascenseur : nous les vérifions au diagnostic.

Source : Arrêté du 8 décembre 2014, ERP situés dans un cadre bâti existant, Légifrance, article 5.

Les points que nous vérifions à la réception

Avant de considérer le poste terminé, nous le testons en conditions réelles, en position assise, comme le ferait un client en fauteuil roulant :

  • l'approche frontale sous la partie basse, sans heurt des genoux contre un caisson, une traverse ou une plinthe ;
  • la portée du terminal de paiement et la lisibilité de l'écran client ;
  • l'absence d'arête vive sur les chants découpés ;
  • la stabilité du plan lorsqu'on s'y appuie ;
  • la continuité visuelle avec le reste du meuble, pour que la partie basse ne ressemble pas à une pièce rapportée.

Ce contrôle final fait partie de notre prestation d'adaptation des comptoirs et banques d'accueil. Il permet aussi de montrer à votre équipe, sur place, les bons gestes du quotidien, par exemple ramener le terminal vers le client assis plutôt que de le lui tendre par-dessus le plan haut.

Votre caisse est intégrée à un comptoir haut que vous ne voulez pas sacrifier ? Parlons-en lors d'une visite : le diagnostic est gratuit, et nous repartons avec les relevés nécessaires pour chiffrer une partie basse compatible avec votre matériel.

FAQ

Questions fréquentes

Le poste d'encaissement est-il concerné par les exigences d'accessibilité du comptoir ?

Oui, dès lors que le client y écrit, signe ou saisit un code. Pour un établissement existant, la partie prévue pour ces usages doit culminer à 0,80 mètre au plus avec un vide en dessous d'au moins 0,30 mètre de profondeur, 0,60 mètre de largeur et 0,70 mètre de hauteur (arrêté du 8 décembre 2014, article 5).

Faut-il changer tout le comptoir caisse ?

Rarement. Les exigences portent sur la zone d'usage du client, pas sur l'ensemble du meuble. Une portion abaissée, avec le terminal de paiement ramené à portée, suffit dans bien des cas.

Pourrai-je encaisser pendant les travaux ?

Nous organisons l'intervention pour que l'encaissement reste possible, sur un poste provisoire ou en travaillant sur une moitié du comptoir à la fois. Les coupures de courant et de réseau sont annoncées à l'avance.

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